La récente sortie de Moïse Jean-Charles contre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé illustre une fois de plus une opposition bruyante mais stérile. En rejetant toute légitimité au chef du gouvernement et en refusant catégoriquement le dialogue, l’ancien sénateur privilégie la radicalité verbale au détriment de l’intérêt national.
Les accusations d’accaparement du pouvoir, de corruption et d’illégalité sont lourdes, mais elles restent sans preuves publiques ni propositions alternatives crédibles. À défaut d’un projet clair, Moïse Jean-Charles recycle une stratégie bien connue : délégitimer tout, sans jamais assumer la responsabilité de construire.
Dans un pays au bord de l’effondrement institutionnel, refuser le dialogue n’est pas un acte de courage politique, mais une fuite de responsabilités. Cette posture de blocage permanent, déjà éprouvée et largement inefficace, n’a produit qu’un approfondissement du chaos et de la méfiance populaire.
Après des années de présence sur la scène politique, une question demeure incontournable : quel est le bilan concret de Moïse Jean-Charles ? À force de discours incendiaires et de refus systématique, il risque de confirmer que son radicalisme ne sert ni la stabilité ni l’avenir d’Haïti.
— Le Reporter JBA