10.04.2026
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Le RHAJAC exige la démission du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé

  • mars 7, 2026
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Port-au-Prince, 7 mars 2026 — Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) a réclamé la démission immédiate du Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé. Cette demande intervient

Port-au-Prince, 7 mars 2026 — Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) a réclamé la démission immédiate du Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé. Cette demande intervient à la suite de nouvelles révélations liées à l’attribution de contrats et de subventions jugées opaques à des proches du pouvoir ainsi qu’à certaines entreprises étrangères.

Des inquiétudes sur la gestion des fonds publics

Dans son communiqué, l’organisation estime que ces pratiques soulèvent de sérieuses préoccupations quant à la transparence dans la gestion des ressources publiques. Selon le réseau, ces décisions pourraient également porter atteinte à la souveraineté de l’État haïtien.

Le RHAJAC considère par ailleurs que la situation actuelle met en évidence l’incapacité du gouvernement à assumer certaines responsabilités fondamentales de l’État, notamment le rétablissement de la sécurité et l’organisation d’élections crédibles.

De nouvelles révélations qui renforcent les critiques

Le réseau rappelle avoir déjà dénoncé l’octroi de plusieurs milliards de gourdes sous forme de subventions et de contrats controversés. Les informations rendues publiques le 5 mars 2026 par la Fondasyon Je Klere (FJKL) ont, selon lui, renforcé ces préoccupations.

Ces révélations font état de contrats qualifiés de désavantageux pour l’État haïtien et impliquant des montants de plusieurs milliards de dollars.

Des fonctions stratégiques qui pourraient être confiées à des firmes étrangères

Le RHAJAC se dit également préoccupé par la possibilité que certaines missions stratégiques de l’État, notamment dans les domaines de la sécurité, de la gestion des prisons, des douanes ou du contrôle des frontières, puissent être confiées à des entreprises privées étrangères.

Pour l’organisation, une telle situation serait particulièrement préoccupante dans un contexte marqué par une crise sécuritaire persistante et un taux de chômage élevé chez les jeunes.

Des interrogations autour de subventions accordées

Le réseau rappelle également que Alix Didier Fils-Aimé avait été candidat au Sénat dans le département de l’Ouest lors des élections de 2015 sous la plateforme Vérité, aux côtés du professeur Jacky Lumarque.

Des questions persistent par ailleurs autour de trois subventions de 50 millions de gourdes chacune, soit un total de 150 millions de gourdes, qui auraient été accordées à ce dernier.

Appel à des enquêtes indépendantes

Face à ces différentes controverses, le RHAJAC estime que la démission du chef du gouvernement pourrait ouvrir la voie à des enquêtes indépendantes afin de faire la lumière sur les conditions d’attribution de ces contrats.

L’organisation évoque notamment l’intervention possible de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) afin de déterminer les responsabilités éventuelles dans ce dossier.


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