10.04.2026
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  • mars 8, 2026
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KRIFA appelle à des actions urgentes contre les violences faites aux femmes en Haïti À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque année le

KRIFA appelle à des actions urgentes contre les violences faites aux femmes en Haïti

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque année le 8 mars, l’organisation KRI FANM AYITI (KRIFA) lance un appel aux autorités haïtiennes ainsi qu’à la communauté internationale afin de prendre des mesures urgentes pour lutter contre les violences qui continuent de frapper les femmes et les filles en Haïti.

Dans un communiqué de presse, l’organisation affirme que la situation des femmes dans le pays demeure très préoccupante, notamment en raison de la recrudescence des cas de violences physiques, psychologiques et sexuelles signalés dans plusieurs communes.

KRIFA rappelle que la Journée internationale des droits des femmes, officiellement instaurée par les Nations unies en 1977, constitue un moment important pour rappeler les luttes menées par les femmes à travers l’histoire en faveur de l’égalité, de la justice sociale et de la reconnaissance de leurs droits fondamentaux.

L’organisation souligne également que les violences basées sur le genre continuent d’affecter de manière disproportionnée les femmes et les filles, particulièrement dans les zones les plus vulnérables. Selon KRIFA, les femmes vivant dans des conditions socio-économiques précaires, notamment les femmes rurales, celles sans emploi, ainsi que celles vivant dans des quartiers défavorisés ou dans des sites de personnes déplacées, sont particulièrement exposées aux violences et aux discriminations.

Dans certaines communes telles que Port-au-Prince, Croix-des-Bouquets, Léogâne, Maron et Dame-Marie, les cas d’agressions sexuelles contre des femmes et des jeunes filles restent particulièrement préoccupants. L’organisation souligne que de nombreuses victimes hésitent encore à porter plainte en raison de la stigmatisation sociale, de la peur de représailles ou encore du manque de confiance envers le système judiciaire.

KRIFA rappelle que le viol et les autres formes de violences sexuelles constituent des crimes graves et des violations flagrantes des droits humains. L’organisation dénonce également le manque d’enquêtes sérieuses et l’impunité dont bénéficient souvent les auteurs de ces crimes.

Face à cette situation, KRIFA appelle l’État haïtien à prendre plusieurs mesures urgentes, notamment :

renforcer la protection des femmes et des filles contre toutes les formes de violence ;

garantir l’accès à la justice pour les victimes ;

poursuivre et sanctionner les auteurs de ces actes ;

mettre en place des mécanismes de prévention et d’accompagnement pour les survivantes.

KRIFA exprime sa solidarité envers toutes les femmes et les filles victimes de violences et réaffirme son engagement à continuer de défendre et de promouvoir les droits des femmes en Haïti.

Le communiqué est signé par Me Guerlyne Résidor, Directrice exécutive de KRIFA, à Port-au-Prince, le 8 mars 2026.

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