Guy Philippe appelle à la mort, le peuple refuse le piège
- janvier 29, 2024
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En ce 7 février, date lourde de symboles dans l’histoire politique haïtienne, le peuple a répondu de la manière la plus claire qui soit : par le refus.
En ce 7 février, date lourde de symboles dans l’histoire politique haïtienne, le peuple a répondu de la manière la plus claire qui soit : par le refus.

En ce 7 février, date lourde de symboles dans l’histoire politique haïtienne, le peuple a répondu de la manière la plus claire qui soit : par le refus. Aucun mouvement de masse, aucune irruption dans les institutions publiques, aucune mobilisation populaire n’a suivi l’appel lancé par Guy Philippe.
Depuis le confort de son domicile, loin de tout danger immédiat, l’ancien chef rebelle s’est permis d’exhorter la population à « entrer dans toutes les institutions de l’État ». Un appel lourd de conséquences, qui ne pouvait mener qu’à un bain de sang. Car pendant que d’autres auraient été exposés aux balles, lui restait à l’abri, entouré de proches, verre à la main.
Le peuple haïtien n’est plus naïf.
Il comprend désormais que l’on ne fait pas une révolution en envoyant les autres au front pendant que l’on se protège. La rhétorique héroïque ne suffit plus à masquer l’irresponsabilité politique.
Ce 7 février, le silence des rues n’était pas un signe de peur, mais un acte de lucidité collective. Refuser de répondre à un appel dangereux, c’est refuser de mourir pour des ambitions personnelles déguisées en discours patriotiques. C’est aussi refuser d’être instrumentalisé par ceux qui confondent agitation et leadership.
Guy Philippe prétendait parler au nom du peuple.
Le peuple lui a répondu par l’absence.
Cette journée marque peut-être un tournant : celui d’un peuple qui choisit la vie plutôt que la manipulation, la raison plutôt que l’aventure, la dignité plutôt que le sacrifice inutile. Les Haïtiens veulent des solutions, pas des slogans ; une vision, pas des appels suicidaires.
Parfois, la plus forte des résistances consiste à dire non.
Non à la violence aveugle.
Non aux faux révolutionnaires.
Non aux pièges mortels.
Le 7 février 2026, le peuple haïtien a refusé le piège.
Par Le Reporter JBA