Un Directeur nommé pour six toilettes par un magistrat : le ridicule à son comble à Port-au-Prince
mars 23, 2026
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À Port-au-Prince, une nomination récente provoque indignation et étonnement : le maire André Salomon a nommé DG Dave, militant bien connu de Champ de Mars, directeur de six
À Port-au-Prince, une nomination récente provoque indignation et étonnement : le maire André Salomon a nommé DG Dave, militant bien connu de Champ de Mars, directeur de six toilettes publiques. Oui, vous avez bien lu : six toilettes… et un poste de directeur ! Ce qui pourrait sembler anodin devient le symbole cruel d’une administration où la politique prime sur la compétence et la dignité humaine.
DG Dave, visiblement fier de son poste, explique que ses années de militantisme lui ont enfin permis d’obtenir un emploi. Mais quel emploi exactement ? Gérer des toilettes, là où des milliers d’Haïtiens n’ont jamais eu accès à un minimum d’hygiène. Des familles continuent de se débrouiller avec des sachets qu’elles abandonnent dans la rue, faute de mieux. Et maintenant, pour 25 gourdes, on peut utiliser ces toilettes… ou prendre une douche. Une somme dérisoire pour certains, mais inatteignable pour les plus pauvres.
Ce poste, bien que minime en apparence, illustre une dérive inquiétante : l’administration publique transformée en monnaie d’échange politique, au lieu d’être un service rendu aux citoyens. Pendant que certains célèbrent cette nomination comme un « job mérité », des milliers de familles continuent de souffrir, incapables de satisfaire leurs besoins fondamentaux.
Au-delà de l’absurdité, cette décision pose une question essentielle : comment une ville peut-elle prétendre se développer si ses dirigeants considèrent l’accès aux besoins élémentaires comme un privilège politique ? Les toilettes, la douche, la dignité… devraient être des droits universels, et non des récompenses pour fidélité.
Cette nomination ridicule révèle une vérité crue : la politique continue de piétiner la dignité des citoyens ordinaires. Tant que des postes comme celui-ci seront distribués pour des raisons politiques, le peuple continuera d’être humilié et les priorités fondamentales de la ville resteront ignorées.
Port-au-Prince mérite mieux. Ses citoyens méritent que leurs besoins essentiels soient respectés, et non transformés en instruments de pouvoir et de privilège.